Blotti dans un site verdoyant au pied du mont Paradis, Burlats ouvre une des portes du Sidobre et du Parc Régional du Haut Languedoc

Les prestigieux monuments historiques classés de Burlats évoquent un passé où se sont succédées des périodes très marquées par la culture occitane raffinée et des conflits religieux qui ont profondément mutilé le village qui en porte encore les stigmates.

Burlats a connu à travers les âges, les honneurs et les fastes des résidences princières au XII ème siècle, mais aussi les ruines successives causées par les guerres de religion aux XVI ème et XVII ème siècles.
L’histoire de Burlats remonte au Moyen Age, son nom apparaît sur des actes notariaux dès 974. A l’origine « villa », petite exploitation agricole liée à un modeste prieuré, la cité, propriété des vicomtes de Trencavel, a pris son essor grâce à l’influence de Cécile de Provence, Constance de France (épouse de Raymond V comte de Toulouse, fille du roi Louis VI et sœur de Louis VII) et Adélaïde sa fille dont le nom est désormais attaché à un prestigieux pavillon roman civil où elle aurait attiré les poètes et les troubadours les plus célèbres.  Adélaïde aura marqué de son empreinte son époque où s’est développé l’esprit courtois et chevaleresque de la culture occitane.  Plus tard, au XVII ème siècle, devenu place forte des Huguenots, Burlats souffrira des conflits qui conduiront à sa ruine et à la destruction d’une grande partie de ses édifices prestigieux, dont la collégiale St Pierre. Richelieu ordonnera que les fortifications soient démantelées.

La collégiale Saint Pierre, un des plus remarquables édifices religieux romans du Tarn a probablement pour origine une église de l’époque carolingienne mais dont l’existence n’est prouvée qu’au Xe siècle
Au début du XIIe siècle, l’église était sans doute un prieuré. Cet édifice roman sera terminé en 1140 …….
Face au portail nord de la Collégiale, se trouve le château, construit au XVIIème siècle sous Louis XIII.

 Tour de la Bistoure : C’était l’une des quatre ou cinq portes du village de Burlats fortifié au XIVe siècle. ……..

Pavillon d’Adélaïde C’est l’un des rares témoins de l’architecture civile romane, C’est un bâtiment du milieu du XIIe siècle, construit en moellons assises avec chaîne d’angle en pierres de taille .
Le bâtiment avait trois niveaux à l’origine. Le premier niveau était à l’origine entièrement aveugle. Le deuxième niveau avait de petites ouvertures qui devaient servir à la défense de la maison. Le troisième niveau devait être celui de l’habitat et était aveugle du côté est et nord d’où soufflent les vents les plus froids. Il comporte cinq baies, quatre au sud et une à l’ouest.
Sa restauration récente par le service des Monuments historiques a fait apparaître les trois arcades du rez-de-chaussée mettant mieux en évidence un premier étage peu ouvert. Elle n’a probablement jamais été habitée par la vicomtesse d’Albi. La qualité de cette maison vient des cinq grandes fenêtres du second étage qui éclairaient une pièce unique.

La maison d’ADAM .  Bâtisse romane de la même époque que le pavillon d’Adélaïde, la maison d’Adam devait être incluse avec la collégiale dans le périmètre de l’ancien prieuré.
Le chapiteau représentant Adam et Ève, qui avait donné son nom à la maison, a été vendu en 1935

(remerciements à l’OT de Burlats)

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