La Cité Episcopale d’Albi est Inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, depuis août 2010.
Construite en réponse à l’hérésie cathare, comme une forteresse symbolisant la puissance de l’Église catholique la cathédrale Sainte-Cécile  est la plus grande cathédrale de briques au monde, longue de 113 mètres et large de 35 mètres.
La cathédrale d’Albi est caractéristique du gothique méridional avec sa nef unique de 100 mètres de long. Le souci de pas scinder l’espace va jusqu’à intégrer les piliers dans la paroi (ils forment une sorte de contreforts intérieurs)
Elle domine la ville avec son clocher de 78 mètres terminé en 1492 peu après la consécration, en 1480, du chœur.
La peinture murale du Jugement dernier, reconnu comme le plus grand du monde, réalisée entre 1474 et 1484, offre une représentation de la fin des temps que l’on doit probablement à des artistes flamands.
En 1509, des peintres italiens recouvrent la voûte de la cathédrale avec des fresques composant le plus vaste ensemble de peintures Renaissance réalisé en France.
La cathédrale Sainte-Cécile est ce lieu vivant où, chaque année, des centaines de milliers de personnes de toutes origines et confessions viennent admirer l’architecture et la décoration et font silence dans cet espace porteur de sens.
( Merci à Mairie d’Albi)

NEF UNIQUE ET CONTREFORTS

L’architecture de Sainte-Cécile s’organise à partir d’une nef unique. Pas d’arcs-boutants donc un dépouillement qui contraste avec les cathédrales du Nord

Le mur s’élève d’un seul jet, les voûtes des chapelles logées entre les contreforts étant portées à la racine de celles de la nef. L’arrondi des contreforts, originalité propre à Albi et qui la rend unique, vient rythmer la nudité des surfaces murales et leur enlever toute sécheresse. La paroi verticale, encadrée par des demi-cylindres qui s’affinent vers le haut, rend ainsi parfaitement l’élan et « la tension » du gothique. Le soleil engendre des ombres portées qui animent l’ensemble et viennent affirmer sa puissance massive.

     Néanmoins, la continuité de l’espace, qui dominait le projet initial, a été rompue à la fin du XVe siècle par l’ajout du jubé, qui introduit une forme de contingentement du volume intérieur. Ce préjudice fait à l’unité de l’ensemble est cependant compensé par la beauté même du jubé, l’un des plus beaux de France. Le jubé est de style gothique flamboyant. Seules quelques statues ont échappé aux destructions de 1794 : Adam et Eve (pierre polychrome) ainsi que Marie et Saint Jean (bois).

    Le chœur, qui s’achève par un rond-point à sept pans, est entouré d’un déambulatoire ponctué de 33 statues. Il s’agit de personnages de l’Ancien Testament, parmi lesquels deux femmes Esther et Judith. Judith, notamment, possède de splendides vêtements.

    A l’intérieur, on trouve les statues des 12 apôtres, de la Vierge, de Saint Jean-Baptiste, de Saint Paul et de Sainte Cécile. Le chœur comprend 120 stalles.

Les murs et les voûtes quadripartites sont entièrement peints. En 1509, on fait appel à des peintres italiens pour la décoration intérieure (ces peintures, encore splendides, n’ont jamais été restaurées).  Les tons bleus et or dominent. Elles relatent la vie de Sainte Cécile et des épisodes bibliques : les éléments pédagogiques destinés aux fidèles, que l’on trouve généralement à l’extérieur des cathédrales, sont donc ici à l’intérieur.

 La pièce maîtresse de ces fresques est le Jugement dernier (18 x 15 mètres). A l’époque, le mur de fond n’était pas percé d’une porte. A l’emplacement de la porte actuelle se trouvait sans doute un Christ en majesté, accompagné de la Vierge et de St Jean. St Michel, en dessous de lui, jugeait les âmes. A droite de l’emplacement où devait se trouver le Christ, on distingue Saint Louis, Charlemagne et les apôtres.

 En bas de la fresque, on trouve l’enfer et une représentation des sept péchés capitaux : l’orgueilleux est soumis au supplice de la roue, l’envieux est trempé successivement dans l’eau glacé puis dans un lac de feu, Le coléreux est étripé par démon, l’avare est plongé dans des cuves de métal fondu, le gourmand est engraissé à l’entonnoir, le luxurieux voit son sexe dévoré par un crapaud. Seule manque la paresse, qui devait se trouver en dessous du Christ en majesté, à l’emplacement de l’actuelle porte.

L’orgue classique, le plus grand de France, a été réalisé au XVIIIe siècle par le facteur d’orgue Christophe Moucherel.

(Merci à http://architecture.relig.free.fr/albi)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse de messagerie valide.

Menu